Une passion qui est devenue son métier !
Lucas Debources est ce qu’on pourrait appeler un « couteau suisse » de la musique. Percussionniste hors pair, il joue aussi de l’euphonium, du tambour de marche et du fifre. Faisons plus ample connaissance avec ce musicien d’exception.
Lucas, comment est née, chez toi, cette passion pour la musique et le rythme ?
Je suis issu d’une famille où la musique occupe une place importante et c’est tout naturellement que j’ai été plongé, dès mon plus jeune âge, dans l’univers folklorique et musical de la région. Cette immersion a éveillé très tôt, en moi, une passion profonde pour la musique et le rythme.
Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton parcours musical ?
C’est à l’âge de six ans que j’ai débuté ma formation musicale auprès de Jacky Coppens qui a été mon premier professeur au sein de l’Académie de Musique de Farciennes. J’ai ensuite poursuivi mon parcours auprès de Pierre Dupuis tout en étudiant, en parallèle, la batterie jazz avec Jérôme Baudart et à l’Académie de Musique de Marchienne-au-Pont. Ce sont toutes ces rencontres et ces apprentissages qui ont confirmé mon envie de faire de la musique mon métier. J’ai alors intégré l’IMEP (Namur) en section percussions où j’ai eu la chance de travailler avec Bernard Grodos, Jessica Ryckewaert, Achim Bill et Jérôme Baudart.
Aujourd’hui, c’est à ton tour de transmettre tes compétences en matière de percussions ?
En effet, j’enseigne les percussions et les ensembles instrumentaux dans les Académies de Musique de Marchienne-au-Pont, Waremme, Court-Saint-Etienne, OVA à Aywaille, Gilly et Jumet. Je dispense également les cours de percussions à l’école de musique de l’Harmonie de Fraire qui occupe une place toute particulière dans mon parcours.
Evoquons justement ton attachement particulier à l’Harmonie de Fraire.
Mon histoire avec l’Harmonie de Fraire a commencé très tôt. J’avais à peine cinq ou six ans lorsque j’ai rejoint l’orchestre dirigé, à l’époque, par Jean-Philippe Navez. Aujourd’hui, j’y suis toujours percussionniste mais aussi directeur musical adjoint aux côtés de notre chef Damien Bernard. Depuis deux ans, nous travaillons en étroite collaboration ; partageant une vision artistique commune et une volonté constante de maintenir et de développer la qualité musicale de l’ensemble.
Qu’est-ce que tu apprécies particulièrement au sein de l’Harmonie de Fraire ?
Ce que j’aime particulièrement à l’Harmonie, c’est cette ambiance unique : des musiciens fidèles, présents depuis de nombreuses années, mais aussi de nouveaux visages qui rejoignent régulièrement le groupe et cette énergie collective qui nous rassemble chaque vendredi soir pour faire de la musique dans la bonne humeur. C’est aussi une grande fierté de voir les élèves de l’école de musique évoluer et rejoindre progressivement l’orchestre ; parfois même à mes côtés au pupitre.
Si tu te produis dans la région, tes talents musicaux sont reconnus bien au-delà de celle-ci ?
Parallèlement à l’enseignement, je me produis, en effet, régulièrement au sein de diverses formations musicales de la région. J’ai également l’occasion de collaborer avec des orchestres professionnels tels que l’Opéra Royal de Wallonie à Liège et l’Orchestre de la Force Aérienne belge. Je suis percussionniste au sein des Brass Band Bacchus et Buizingen qui sont deux formations flamandes de haut niveau, reconnues et primées à plusieurs reprises. Très attaché aux traditions locales, je participe aussi activement à la vie folklorique de l’Entre-Sambre-et-Meuse en tant que musicien, tambour et fifre. Je consacre une partie de mon temps libre à perpétuer à et transmettre cette tradition orale héritée de nos anciens.
Si tu devais évoquer un souvenir marquant, quel serait-il ?
Après toutes ces années, les souvenirs sont nombreux. Je garde en mémoire les moments passés avec certains musiciens qui nous ont quittés et qui m’ont énormément appris. Plus récemment, la célébration du 125e anniversaire de l’Harmonie de Fraire reste un moment fort : un projet ambitieux qui a nécessité beaucoup de travail mais un week-end inoubliable, riche en musique, en émotions et en convivialité.
Interview réalisée par Vincent Pinton, Avril 2026.




