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Une flamme de diriger toujours bien présente

 

Après plus de quinze ans de direction dont treize à Fraire, Damien Bernard éprouve toujours la même motivation et le même plaisir à conduire ses musiciens à travers les plus belles pages musicales écrites pour orchestres d’harmonie.

 

Avant d’évoquer ton parcours au sein de l’Harmonie de Fraire, peux-tu nous dresser ton parcours musical personnel ?

J’ai débuté l’étude de la clarinette à l’Académie de Musique de Jumet avant de poursuivre des humanités musicales au Conservatoire Arthur Grumiaux de Charleroi et au Conservatoire de Huy. C’est ensuite au Conservatoire royal de Mons, dans la classe de Ronald Van Spaendonck, que j’ai décroché mon Premier prix de clarinette.

 

Lorsque tu es arrivé à Fraire, en 2013, tu avais déjà une belle expérience en matière de direction d’orchestres ?

J’ai, en effet, dirigé l’Harmonie de Jumet et ensuite celles de Braine-le-Comte et de Fleurus.

 

A l’époque, qu’est-ce qui t’a motivé à poser ta candidature à la direction de l’Harmonie de Fraire ?

Je me suis souvenu que j’étais venu effectuer un remplacement et j’en avais conservé un excellent souvenir tant musical qu’humain. Lorsque j’ai appris que le poste de direction était vacant, j’ai postulé en me disant que c’était un beau défi à relever.

 

Aujourd’hui, après treize années à la tête de l’ensemble, quels sont tes sentiments ?

Je suis vraiment heureux du chemin parcouru aux côtés de tous ces musiciens dont certains sont présents depuis le début, d’autres qui nous ont quittés et puis qui sont revenus. Ce que je retiens vraiment, c’est le côté « sociétaire » des musiciens de l’Harmonie. Ils ont toujours répondu aux défis qu’on leur a lancés et c’est un plaisir de se retrouver chaque vendredi soir pour travailler des pièces qui ne sont pas toujours des plus simples mais qui, petit à petit, prennent forme sous leurs doigts.

 

Si tu devais épingler quelques événements marquants que tu as vécu au sein de l’Harmonie de Fraire ?

Nous avons donné de beaux concerts. Je pense, entre autre, à ceux donnés dans l’Auditorium De Cooman de la clinique André Vésale, les « Celtic Days » à Thy-le-Château ou encore le 200e anniversaire de la Marche Saints Pierre-et-Paul de Florennes et notre 125e anniversaire l’an dernier.

 

Quelles sont les principales évolutions qui se sont produites depuis ces treize dernières années ?

Bien des choses ont changé, en effet. Nous ne faisons plus de pause en milieu de répétitions. Nous répétons deux heures et puis les musiciens ont l’occasion de se retrouver en fin de répétition. Les costumes ont changé et certains morceaux sont des choix proposés par les musiciens. Depuis deux ans, j’ai un adjoint avec qui je partage la même vision artistique. Il s’agit de Lucas Debources qui est musicien professionnel. Plus récemment, nos bibliothécaires Nathan Debources et Julie Scaillet ont mis sur pied un système de casiers. Lorsqu’ils arrivent au local de répétition, les musiciens ont pris l’habitude d’aller voir dans leur casier personnel s’il n’y a pas de nouveaux morceaux.

 

Quels sont tes compositeurs favoris dont tu apprécies jouer les pièces ?

Je citerais, entre autre, Philip Sparke, Otto M. Schwarz ou encore Hanz Zimmer pour n’en citer que quelques-uns.

 

Qu’ajouterais-tu pour conclure cette interview ?

Je dirais qu’une harmonie, c’est comme un enfant. Quand on la voit toutes les semaines, on ne la voit pas grandir et c’est mon sentiment parce qu’en treize ans, je peux certifier que nous avons encore évolué techniquement.

 

Interview réalisée par Vincent Pinton, Avril 2026.

 

Damien Bernard-Actus
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